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Les descendants agnatiques de Charles X se souviennent le 21 janvier

Photos: Thomas Obrador ZePlaceToSee

Dans un esprit de recueillement et de transmission historique, l’Institut du Sang de France (IdSF) a organisé, le 21 janvier dernier, à 11 heure, une messe solennelle en mémoire des défunts de la famille royale de France, dont le Roi Louis XVI, et des membres de la famille Carpentier. Célébrée en l’église Saint Philippe du Roule, un édifice fondé en 1774 par Louis XV et chargé de symbolisme pour les descendants agnatiques de sa lignée, cette cérémonie a réuni fidèles, passionnés d’histoire et représentants d’institutions culturelles, marquant un moment d’unité et de respect pour l’héritage dynastique français.

 

Photos: Thomas Obrador ZePlaceToSee

 

Photos: Thomas Obrador ZePlaceToSee

L’événement, ouvert à tous et présidé par le Père Muel – Curé de Saint Philippe du Roule, qui fut moine bénédictin pendant seize ans à l’Abbaye Saint Joseph de Clairval avant d’y avoir été ordonné prêtre – bénéficia de l’émouvante présence de Monsieur Jean-Philippe Carpentier, avocat et président du Corps Consulaire de Normandie. En tant que dernier descendant agnatique de Charles X (voir en ce sens l’article de Tota Pulchra News du 7 octobre 2025, « Jean-Philippe Carpentier in Slovenia : un commovente omaggio a Carlo X »), et plus proche parent patrilinéaire de Louis XVI, Monsieur Carpentier incarne la continuité vivante de la seconde Maison d’Artois.
Sa participation, loin de toute revendication politique, s’inscrit dans une démarche purement culturelle, familiale et mémorielle, fidèle à la mission de l’IdSF : explorer l’histoire du Sang Royal de France, honorer l’héritage et anticiper l’avenir sans instrumentalisation.
Avant la messe, à 10h22 précisément, Monsieur Carpentier s’est recueilli place de la Concorde, anciennement place Louis XV, lieu emblématique de l’exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793.

 

Photos: Thomas Obrador ZePlaceToSee 

Ce geste symbolique, empreint de sérénité et de respect pour l’Histoire, fut particulièrement poignant : Monsieur Carpentier était en effet accompagné par les chevaliers de l’Ordre de Saint Lazare de Jérusalem, vénérable institution charitable et hospitalière, aux racines médiévales. Ces chevaliers, par leur présence solidaire, soulignèrent l’importance de la commémoration et donnèrent une dimension chevaleresque à ce moment de mémoire collective. Les chevaliers de Saint Lazare firent également l’honneur à Monsieur Carpentier d’assister à la messe, renforçant ainsi les liens entre traditions historiques, engagement caritatif et devoir de mémoire.
Leur participation active contribua à l’ampleur de l’évènement, témoignant d’une solidarité intergénérationnelle et interinstitutionnelle.
La cérémonie de recueillement à Saint Philippe du Roule fut sublimée par l’intervention de Raul Gamez, Baryton lyrique international renommé pour sa passion pour la musique sacrée, ayant notamment chanté au Vatican et dont la carrière artistique est intimement liée à Tota Pulchra.

Photos: Thomas Obrador ZePlaceToSee

Ses interprétations de l’Ave Maria et du Laudate Dominum – symboles de la beauté, des trésors de la liturgie catholique et de la musique sacrée – résonnèrent dans l’église comme dans les coeurs et donnèrent une profonde solennité à la cérémonie.
L’ensemble de la journée fut un franc succès, avec une affluence notable, près d’un millier de personne s’étant manifestée pour s’unir d’intention ou être présent à cette messe avec des retours enthousiastes des participants. Cette initiative de l’IdSF, soutenue par son président Frank van Trimpont, illustre parfaitement comment une approche rigoureuse et apaisée de l’Histoire peut fédérer autour d’un patrimoine partagé.
Monsieur van Trimpont rappelait également que « les actions en faveur de l’Art et de l’Histoire sont le ciment du monde contemporain. Nous nous inspirons et collaborons avec Tota Pulchra qui, comme nous, fait véhicule des racines séminales et culturelles de notre civilisation. »
En proscrivant toute implication politique, l’Institut continue de promouvoir des actions scientifiques, culturelles et altruistes, invitant chacun à un regard éclairé sur le passé pour mieux éclairer l’avenir.

 

Photos: Thomas Obrador ZePlaceToSee

C’est dans cette église historique, legs personnel de Louis XV à la postérité, que fut dite dans la simplicité, l’authenticité et la profondeur cette messe qui fut pleinement habitée du souvenir de Louis XVI qui, dans son testament daté de Noël 1792, écrivit : « Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont faits mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal. ».
C’est cette miséricorde sur le chemin du supplice des 20 et 21 janvier 1793 qui donna définitivement à Louis XVI la stature d’un grand Roi. Le 20 janvier 1793, à 18h00, l’Abbé de Firmont confessa le Roi dans sa cellule et lui prodigua le dernier accompagnement spirituel, après que le Roi pût dire adieu à son épouse et leurs enfants, jusqu’au plus profond de la nuit avant de dire une dernière messe très tôt dans la matinée du 21. C’est dans un froid glacial que Louis XVI, accompagné de l’Abbé de Firmont, monta sur l’échafaud. Faisant signe aux tambours de s’arrêter, le Roi s’adresse une dernière fois au peuple de France : « Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort. Je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. ». Après l’exécution, l’Abbé de Firmont se réfugia à Edimbourg où il retrouva le futur Charles X en lui remettant le dernier message de « Madame Elisabeth ». 233 ans plus tard, l’église Saint Philippe du Roule accueillait le recueillement autour du plus proche parent agnatique de Louis XVI.

Jean-Baptiste Collomb de Gombert

I discendenti agnati di Carlo X ricordano il 21 gennaio

In uno spirito di raccoglimento e di trasmissione storica, l’Institut du Sang de France (IdSF) ha organizzato, lo scorso 21 gennaio, alle ore 11, una messa solenne in memoria dei defunti della famiglia reale di Francia, tra cui il Re Luigi XVI, e dei membri della famiglia Carpentier.
Celebrata nella chiesa di Saint-Philippe-du-Roule, un edificio fondato nel 1774 da Luigi XV e carico di simbolismo per i discendenti agnati della sua linea, questa cerimonia ha riunito fedeli, appassionati di storia e rappresentanti di istituzioni culturali, segnando un momento di unità e di rispetto per l’eredità dinastica francese.
L’evento, aperto a tutti e presieduto da Padre Muel – parroco di Saint-Philippe-du-Roule, che è stato monaco benedettino per sedici anni presso l’Abbazia Saint-Joseph de Clairval prima di essere ordinato sacerdote – ha beneficiato della commovente presenza del Signor Jean-Philippe Carpentier, avvocato e presidente del Corps Consulaire de Normandie.
In qualità di ultimo discendente agnato di Carlo X (si veda in tal senso l’articolo di Tota Pulchra News del 7 ottobre 2025, « Jean-Philippe Carpentier in Slovenia : un commovente omaggio a Carlo X »), e parente patrilineare più prossimo di Luigi XVI, il Signor Carpentier incarna la continuità vivente della seconda Maison d’Artois.
La sua partecipazione, lontana da qualsiasi rivendicazione politica, si inserisce in un approccio puramente culturale, familiare e memoriale, fedele alla missione dell’IdSF: esplorare la storia del Sangue Reale di Francia, onorare l’eredità e anticipare l’avvenire senza strumentalizzazione.
Prima della messa, alle 10:22 precise, il Signor Carpentier si è raccolto in place de la Concorde, anticamente place Louis XV, luogo emblematico dell’esecuzione di Luigi XVI il 21 gennaio 1793.
Questo gesto simbolico, intriso di serenità e di rispetto per la Storia, è stato particolarmente toccante: il Signor Carpentier era infatti accompagnato dai cavalieri dell’Ordine di San Lazzaro di Gerusalemme, venerabile istituzione caritatevole e ospedaliera dalle radici medievali.
Questi cavalieri, con la loro presenza solidale, hanno sottolineato l’importanza della commemorazione e hanno conferito una dimensione cavalleresca a questo momento di memoria collettiva.
I cavalieri di San Lazzaro hanno inoltre fatto l’onore al Signor Carpentier di assistere alla messa, rafforzando così i legami tra tradizioni storiche, impegno caritativo e dovere di memoria.
La loro partecipazione attiva ha contribuito all’ampiezza dell’evento, testimoniando una solidarietà intergenerazionale e interistituzionale.
La cerimonia di raccoglimento a Saint-Philippe-du-Roule è stata sublimata dall’intervento di Raul Gamez, baritono lirico internazionale rinomato per la sua passione per la musica sacra, avendo cantato in particolare in Vaticano e la cui carriera artistica è intimamente legata a Tota Pulchra.
Le sue interpretazioni dell’Ave Maria e del Laudate Dominum – simboli della bellezza, dei tesori della liturgia cattolica e della musica sacra – hanno risuonato nella chiesa come nei cuori, conferendo una profonda solennità alla cerimonia.
L’intera giornata è stata un vero successo, con un’affluenza notevole: quasi un migliaio di persone si è manifestato per unirsi in intenzione o per essere presente a questa messa, con feedback entusiastici da parte dei partecipanti.
Questa iniziativa dell’IdSF, sostenuta dal suo presidente Frank van Trimpont, illustra perfettamente come un approccio rigoroso e pacato alla Storia possa federare attorno a un patrimonio condiviso.Il Signor van Trimpont ricordava inoltre che «le azioni in favore dell’Arte e della Storia sono il cemento del mondo contemporaneo. Ci ispiriamo e collaboriamo con Tota Pulchra che, come noi, veicola le radici seminali e culturali della nostra civiltà.»
Proscrivendo qualsiasi coinvolgimento politico, l’Istituto continua a promuovere azioni scientifiche, culturali e altruistiche, invitando ciascuno a uno sguardo illuminato sul passato per meglio illuminare l’avvenire.
È in questa chiesa storica, legato personale di Luigi XV alla posterità, che è stata celebrata nella semplicità, nell’autenticità e nella profondità questa messa pienamente abitata dal ricordo di Luigi XVI il quale, nel suo testamento datato Natale 1792, scrisse: «Io perdono di tutto cuore a coloro che si sono fatti miei nemici senza che io abbia dato loro alcun motivo, e prego Dio di perdonarli, così come coloro che per un falso zelo, o per uno zelo malinteso, mi hanno fatto molto male.»
È questa misericordia sul cammino del supplizio del 20 e 21 gennaio 1793 che ha definitivamente conferito a Luigi XVI la statura di un grande Re. Il 20 gennaio 1793, alle 18:00, l’Abate di Firmont confessò il Re nella sua cella e gli prodigò l’ultimo accompagnamento spirituale, dopo che il Re poté
dire addio alla moglie e ai figli, fino al profondo della notte prima di celebrare un’ultima messa molto presto al mattino del 21.
Fu in un freddo glaciale che Luigi XVI, accompagnato dall’Abate di Firmont, salì sul patibolo. Facendo segno ai tamburi di fermarsi, il Re si rivolse un’ultima volta al popolo di Francia: «Muoro innocente di tutti i crimini che mi vengono imputati.
Perdoniamo agli autori della mia morte. Prego Dio che il sangue che state per versare non ricada mai sulla Francia.»Dopo l’esecuzione, l’Abate di Firmont si rifugiò a Edimburgo dove ritrovò il futuro Carlo X, consegnandogli l’ultimo messaggio di «Madame Élisabeth». 233 anni dopo, la chiesa Saint-Philippe-du-Roule accoglieva il raccoglimento attorno al parente agnatico più prossimo di Luigi XVI.

Jean-Baptiste Collomb de Gombert

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